Le 28 septembre, la SSR a annoncé une cyberattaque. Si une organisation de cette taille peut être touchée, votre entreprise l'est aussi. La vraie question est : sauriez-vous quoi faire si cela vous arrivait demain ?
1. Ce qui s'est passé à la SSR, en bref
Le 28 septembre 2026, la SSR a annoncé que des personnes non autorisées avaient accédé à des données de collaborateurs de la SRF, son unité alémanique. Environ 340 personnes, actuelles ou anciennes, sont concernées. Les données volées datent de 2020 : noms, fonctions, coordonnées professionnelles et, pour certaines, privées.
La SSR a réagi vite : accès désactivés, mesures de sécurité renforcées, plainte pénale déposée, enquête en cours avec des spécialistes internes et externes. Les personnes touchées ont été informées directement. Selon la SSR, rien n'indique que des mots de passe, des données bancaires ou des communications aient été compromis.
Retenez un détail : les données volées avaient six ans. Un fichier oublié dans un coin du système a suffi.
2. Pourquoi les petites structures sont des cibles tout aussi intéressantes
On pense souvent : « Les pirates s'intéressent aux grands noms, pas à moi. » C'est une erreur.
- Vous êtes plus facile à atteindre. Pas de service informatique dédié, pas de surveillance permanente, des mises à jour qui traînent.
- Vos données ont de la valeur. Fichier clients, coordonnées des employés, fiches de paie, devis : tout cela se revend ou sert à monter des arnaques crédibles (faux emails de fournisseur, faux appels de « la banque »).
- Les attaques sont souvent automatisées. Les pirates ne choisissent pas leur cible un par un. Ils balayent Internet à la recherche de portes mal fermées, quelle que soit la taille de l'entreprise.
Ce que la SSR a vécu, un artisan, un cabinet ou un commerce peut le vivre, avec beaucoup moins de moyens pour réagir.
3. Ce que la loi suisse (nLPD) vous oblige à faire
Depuis septembre 2023, la nouvelle loi sur la protection des données (nLPD) s'applique à toutes les entreprises suisses, y compris les petites. En cas de violation de la sécurité des données, vous devez annoncer l'incident au plus vite au Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT), si la violation présente un risque élevé pour les personnes concernées. Dans certains cas, vous devez aussi informer les personnes touchées.
Concrètement, une fuite de fichier clients ou RH n'est pas « un problème informatique » à régler discrètement. C'est une obligation légale, et mieux vaut ne pas la découvrir le jour de l'incident.
(Chaque situation est différente : en cas de doute sur un incident précis, rapprochez-vous d'un juriste ou du PFPDT.)
4. Cinq réflexes à mettre en place avant qu'un incident n'arrive
- Des sauvegardes, et un test de restauration. Gardez plusieurs copies, dont une hors de vos locaux. Une sauvegarde jamais testée n'est qu'une supposition.
- Des accès limités. Chacun n'accède qu'à ce dont il a besoin. Et quand un collaborateur part, on ferme ses accès le jour même. Les anciens comptes oubliés sont une porte d'entrée classique.
- Des mots de passe solides, et la double authentification. Un gestionnaire de mots de passe et un second facteur (code sur téléphone) sur la messagerie, le site et la banque en ligne : c'est le geste le plus rentable.
- Un plan de réaction sur une page. Qui prévenir en premier ? Qui coupe les accès ? Qui contacte le PFPDT et vos clients ? Écrivez-le maintenant, pas pendant la crise.
- Du personnel sensibilisé. Beaucoup d'attaques commencent par un clic sur un faux email. Dix minutes d'explication à l'équipe valent mieux qu'un outil de plus.
Bonus : faites le ménage. Les données de 2020 de la SRF montrent qu'un fichier ancien reste une cible. Ce que vous n'avez plus besoin de conserver, supprimez-le.
5. Comment Boloms eServices peut vous aider
Nous sommes une agence familiale basée à St-Maurice, et nous accompagnons des PME valaisannes qui n'ont pas de service informatique.
Nouveau : Boloms eServices s'associe à ELCA Security pour proposer Praethorus.
Praethorus est une solution suisse de cybersécurité conçue pour les PME, les associations et les communes. Elle est développée par ELCA Security, filiale du groupe ELCA, dont le centre opérationnel de sécurité est basé à Genève. Concrètement, elle apporte :
Une installation simple. Une plateforme web que l'on met en place en quelques clics, avec ou sans prestataire informatique.
Un tableau de bord clair. Vous voyez l'état de votre cybersécurité sans jargon, et vous savez quoi corriger en priorité.
Une surveillance en continu. Votre infrastructure est surveillée en permanence, avec des alertes en temps réel.
Une équipe d'intervention disponible 24h/24 et 7j/7 en cas d'urgence, avec un support local en Suisse.
Notre rôle chez Boloms : vous aider à choisir la bonne formule, à la déployer et à la faire vivre avec le reste de votre dispositif (site, sauvegardes, mises à jour via notre infogérance), avec un seul interlocuteur qui connaît votre entreprise.
Aucune solution ne supprime totalement le risque. Mais détecter vite et savoir qui appelle en cas de problème, c'est exactement ce qui change l'impact d'un incident.
Demandez votre audit digital gratuit : réponse en 24h, sans engagement
Sources : Blick / ATS · 20 minutes

0 commentaire