Piratage de Publica : en combien de temps remarqueriez-vous le vôtre ?

Actualité, Conseils pour PME

Une cyberattaque ne se mesure pas seulement à ce qui est volé. Elle se mesure aussi au temps qui s’écoule avant que quelqu’un s’en aperçoive.

Le 20 octobre, Le Temps révélait le piratage de PK Softech, le prestataire informatique de la Caisse fédérale de pensions Publica. Des données sensibles de centaines de milliers de personnes seraient concernées, dont celles d’anciens conseillers fédéraux, et les pirates réclameraient une rançon. Selon Watson, rien que chez Publica, 112'000 personnes sont potentiellement touchées.

1. Ce que l’on sait, en bref

Ce n’est pas la caisse de pension elle-même qui a été piratée, mais son prestataire. Les assurés n’ont rien fait de travers, et leurs données se sont pourtant retrouvées exposées.

D’après les premières informations de presse, l’intrusion remonterait à la nuit du 28 au 29 septembre. L’affaire a été rendue publique le 20 octobre. Près de trois semaines se sont donc écoulées. L’enquête est en cours et beaucoup de points restent à confirmer.

Ce qui nous intéresse ici n’est pas de désigner un coupable. C’est de comprendre pourquoi ces semaines comptent autant.

2. Le vrai ennemi : le temps

Quand un pirate entre dans un système, il ne repart pas forcément tout de suite avec ce qu’il a trouvé. Il explore, il copie, il cherche d’autres accès. Plus il reste longtemps sans être vu, plus le dégât est grand.

Et quand personne ne surveille, on apprend souvent l’incident par quelqu’un d’autre : un client qui reçoit un faux email, une banque qui signale une anomalie, un partenaire qui vous prévient. À ce stade, il est déjà tard.

3. Pourquoi une PME est en retard par nature

Soyons honnêtes : dans une entreprise de 5, 15 ou 30 personnes, personne ne regarde l’écran à 3 heures du matin.

  • Pas de service informatique dédié. L’informatique est gérée « quand on a le temps ».
  • Un antivirus ne suffit plus. Il bloque ce qu’il connaît. Il ne vous dit pas qu’une connexion inhabituelle a eu lieu cette nuit.
  • Les alertes arrivent… dans une boîte mail que personne ne lit le week-end.

Ce n’est pas un manque de sérieux. C’est une question de moyens, et c’est exactement là qu’une surveillance externe change la donne.

4. Ce que change une surveillance en continu

Imaginez un cabinet de 8 personnes. Un dimanche à 3 heures du matin, un compte se connecte depuis l’étranger et commence à copier des dossiers.

  • Sans surveillance : personne ne le voit. Lundi, tout le monde travaille normalement. L’incident est découvert des jours, parfois des semaines plus tard.
  • Avec surveillance : l’activité inhabituelle déclenche une alerte en temps réel et une équipe peut intervenir dans la foulée.

Cela ne supprime pas le risque. Cela réduit le temps pendant lequel les pirates peuvent agir, et donc l’ampleur des dégâts.

5. Praethorus : la réponse suisse, à la portée d’une PME

C’est pour cela que Boloms eServices s’est associé à ELCA Security. Praethorus est une solution suisse de cybersécurité conçue pour les PME, les associations et les communes. Elle est développée par ELCA Security, dont le centre opérationnel de sécurité est basé à Genève.

Concrètement :

  • Une surveillance en continu de votre infrastructure, avec des alertes en temps réel
  • Un tableau de bord clair, sans jargon : vous voyez l’état de votre sécurité et ce qu’il faut corriger en priorité
  • Une équipe d’intervention disponible 24h/24 et 7j/7, avec un support local en Suisse
  • Une installation simple, sans projet informatique lourd

Le prix : 99 CHF par année et par poste client. Pour une équipe de 5 personnes, cela représente 495 CHF par an, soit moins de 9 CHF par mois et par poste.

Notre rôle chez Boloms : nous nous occupons de l’installation et de la supervision. Vous gardez un seul interlocuteur, en Valais, qui connaît votre entreprise. Nous la faisons aussi fonctionner avec le reste de votre dispositif (site, sauvegardes, mises à jour via notre infogérance).

6. Que faire cette semaine ?

Trois gestes simples, qui ne coûtent rien :

  1. Listez vos prestataires qui détiennent vos données (comptable, logiciel métier, hébergeur, caisse de pension) et demandez-leur comment ils vous préviendraient en cas d’incident.
  2. Posez-vous la question franchement : si quelqu’un entrait dans votre système cette nuit, qui le verrait, et quand ?
  3. Revoyez vos obligations. Depuis septembre 2023, la nLPD impose d’annoncer certaines violations de données au PFPDT. Nous en parlons dans notre article sur le piratage de la SSR et dans celui sur la nLPD et votre site web.

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Praethorus : 99 CHF par année et par poste. Installation et supervision par Boloms eServices.
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Aucune solution ne garantit une protection totale. La détection rapide et un plan clair réduisent l’impact d’un incident.

Sources : Le Temps · Watson · 20 minutes

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